𝗚𝗥𝗘𝗩𝗘𝗦 𝗘𝗧 𝗠𝗔𝗡𝗜𝗙𝗦 𝗺𝗮𝗿𝗱𝗶 𝟭𝟴 𝗼𝗰𝘁𝗼𝗯𝗿𝗲 : Qui en sera ?

Les grèves dans les raffineries tiennent le coup et même se renforcent malgré les réquisitions et campagnes de dénigrement.

Plus que ça, c’est de nombreux autres secteurs professionnels qui emboîtent le pas pour obtenir des hausses de salaires et faire obstacle aux réformes à venir sur les retraites et les conditions d’accès au chômage.

Ce mouvement est parti pour durer et laisse entrevoir des chances d’arracher enfin de vraies avancées sociales au gouvernement et au patronat.

Nous les cordistes, on est touché de la même manière : salaires qui stagnent, souvent sous les minimums conventionnels (voir le tableau ci-dessous), non-paiement des IGD comme ils doivent l’être (calendaires, frais de transport, temps de trajet, baisse du montant et durcissement des conditions d’accès au chômage).

Quand depuis trop d’années on nous inculque la fatalité, on ne s’imagine même plus qu’il soit possible de mettre un frein à ce rouleau compresseur.

Pourtant, on oubli au passage à quel point la détermination collective peut accomplir de grandes choses.

Alors, en solidarité avec les collègues en grève dans les raffineries, pour défendre le droit de grève remis en question par les réquisitions, pour des hausses de salaires généralisées et des protections sociales dignes ce nom, passons le pas de la grève, des manifs et des blocages !

On se retrouve dans les rues le 18 octobre ?
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SALAIRES MINIMUMS – Travaux sur cordes

Des équivalences existent entre les niveaux de CQP et les grilles de salaires issues des conventions collectives du BTP.

Ces équivalences sont ridicules !
Il faut exiger de les revaloriser.

Et pour celles et ceux qui débutent, pour les plus précaires d’entre nous, il faut déjà s’en servir et les faire appliquer, car combien encore d’offre d’emploi au SMIC ou à peine plus ?

ATTENTION
En plus des compétences « cordiste » , il faut aussi négocier au regard de toutes nos compétence métier : Un couvreur-zingueur qualifié et CQP1 ne doit pas se contenter de 10,91€ en Île-de-France !!

Idem en cas de fonction d’encadrement (chef d’équipe, de chantier,…), les minimas de salaires doivent être respecter aussi selon ces critères.

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Communiqué intersyndical d’appel à la grève pour le 18 octobre : https://www.cgt.fr/sites/default/files/2022-10/CP%20Intersyndicale%20%20-%2013%2010%202022.pdf

LE DROIT DE GRÈVE C’EST QUOI ? https://cordistesencolere.noblogs.org/coin-documentation/le-droit-de-greve-comment-ca-marche/

VIDÉO – TABLE RONDE du championnat de France cordistes – Lyon – 2022

Le 20 mai 2022, se tenait à Lyon une table ronde dans le cadre des championnats de France cordistes organisés par le principal syndicat patronal de la profession (France Travaux sur cordes).

L’association Cordistes en colère, cordistes solidaires qui n’était pas autorisée à y tenir un stand, était présente à cette table ronde. Présente avec des cordistes. Mais présente aussi avec des proches de collègues décédés au travail. Parmi elles, Martine Brugière, avait fait le choix de prendre la parole pour interpeller le syndicat patronal sur les conditions et manquements qui ont mené, en 2018, à la mort de son fils Régis Brugière de Barante.

Pour garder une trace de cette intervention, l’association avait demandé à un collègue vidéaste de venir saisir l’instant. Interdit de filmer par le syndicat patronal (qui n’autorisait que son vidéaste officiel à prendre des images), c’est avec un téléphone portable que l’intervention de Martine a finalement réussi à être filmée.

En voici donc les images, suivies de quelques-unes des interventions qui ont suivi.

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Pour aller plus loin, lire aussi l’article d’Éric Louis, « Des prolos au championnat des patrons » , paru sur son blog Médiapart :

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* Merci aux camarades qui se reconnaîtront pour le gros travail de montage et de retranscription.

RÉCIT – « Des prolos au championnat des patrons »

Le championnat de France cordistes 2022 à Lyon, raconté par Éric LOUIS.
Un article paru aujourd’hui sur le blog MÉDIAPART :

« Vous gâchez la fête ! »

L’un des deux patrons qui s’est arrêté devant le stand à peine installé termine ainsi sa péroraison.
Un quart d’heure qu’il est là.
Un quart d’heure à soutenir que la présence de l’association Cordistes en colère cordistes solidaires est une verrue sur un si bel événement.
Un quart d’heure à pointer d’un doigt inquisiteur les différentes brochures étalées sur la table. Pour finir par tendre un menton dégoûté vers les deux affiches collées au mur. Pourtant de format modeste en regard des proportions de cette ancienne usine qui abrite la manifestation. L’une montre un bras ensanglanté, gisant au sol sous le slogan « Mon métier vous fait rêver ? Moi il m’a tué. » Sur la seconde, une petite fille tient la main de sa maman partant au boulot, tout équipée, corde sur le dos, légendée « Cordiste, un métier qui tue ». Sur les deux visuels, un rappel glaçant : « Profession cordiste : 26 morts au travail depuis 2006 ».

Cette réalité, Frédéric Foli, le PDG d’Adrénaline, ne veut pas en entendre parler. Pas aujourd’hui. « C’est la fête des cordistes et vous affichez du sang. » A bien y regarder, l’affiche montre un petit filet de sang coulant sur un avant-bras. C’est encore trop. Que doit-il penser des photos et vidéos trash qui illustrent les campagnes de la prévention routière ? Des images qui « ornent » les paquets de cigarettes ?

Il faut dire que l’événement est présenté par ses organisateurs eux-mêmes comme une « belle vitrine » de la profession. L’image est juste. Pour se vendre, il vaut mieux montrer une vitrine bien achalandée que l’arrière boutique. Une centaine de cordistes participent à des épreuves reproduisant des situations d’évolution sur cordes. Épreuves chronométrées. A l’encontre du principe de prudence imposé dans les vraies situations de travail. Ici, les cordes sont flambant neuves. Les baudriers et les vêtements propres. A cent lieux des véritables configurations de chantier. Beaucoup de cordistes concourent pour leur employeur. Les noms des boites fleurissent sur les tee-shirts. Quelques compétiteurs s’amusent. Notamment les filles inscrites aux épreuves, loin de l’esprit de compétition. Leslie, casque rose, effectue ses épreuves avec un tutu multicolore du meilleur effet. Les équipiers du Greta Ardèche Drôme (centre de formation) arborent de printanières chemisettes à fleurs. Mais certains se prennent au sérieux. Ils déambulent dans les allées, démarche de cow-boy. Le pectoral imposant. Le tatouage en exergue. Derrière le stand, Hayli, cordiste anglaise installée en Ardèche, les suit de ses grands yeux bleus luminescents. Et lâche, avec son accent inimitable : « C’est vraiment un concours de bites ! ». LIRE LA SUITE

𝗟𝗔 𝗚𝗔𝗭𝗘𝗧𝗧𝗘 𝗗𝗘𝗦 𝗣𝗥𝗢𝗟𝗢𝗦 𝗔𝗨 𝗖𝗛𝗔𝗠𝗣𝗜𝗢𝗡𝗡𝗔𝗧 𝗗𝗘𝗦 𝗣𝗔𝗧𝗥𝗢𝗡𝗦

Jeudi 19 et vendredi 20 mai, se tiendra le championnat de France cordistes à Lyon. L’association Cordistes en colère, cordistes solidaires sera présente. L’occasion de rencontrer les cordistes qui seront également présents. L’occasion aussi d’y faire valoir les problématiques des travailleurs et travailleuses. L’occasion encore et toujours de revendiquer le respect de nos droits et de meilleures conditions de travail.

Ci-dessous la Gazette qui sera diffusée par l’association au cours de ces deux jours.

Télécharger la gazette en PDF

27 JANVIER – Grèves et manifestations pour la HAUSSE DES SALAIRES et les CONDITIONS DE TRAVAIL


Aujourd’hui des grèves est manifestations sont appelées dans toute la France et dans tous les secteurs.
Le mot d’ordre : hausse des salaires !
En conséquence logique de la forte inflation que nous subissons toutes et tous au quotidien.
En conséquence logique du décalage entre les efforts demandés aux travailleurs depuis bientôt deux ans de crise sanitaire et les innombrables cadeaux et déductions fiscales offertes aux employeurs.
En conséquence logique des coupes dans ce qui est le fruit de notre salaire indirect (nos cotisations) : chômage, retraite, service de santé, allocations familiales …
En conséquence logique de salaires qui stagnent, et dont surtout les plus bas et plus précaires, tous ces smicards ou d’à-peine-plus qui peinent à boucler les fins de mois et remplir le frigo.

Pour toutes ces raisons et bien d’autres encore, de nombreuses grèves spontanées et éparpillées éclatent dans une multitude d’entreprises depuis décembre dernier. Des grèves pour exiger une revalorisation des salaires. Des grèves tellement inattendues et déterminées qu’elles réussissent à obtenir gain de cause dans de nombreuses entreprises.

Pour unir toutes ces forces et exiger une hausse des salaires et de meilleures conditions de travail pour toutes et tous, soyons nombreuses et nombreux dans la rue !
Et dans les temps qui viennent, rappelons-nous que la grève est un droit et surtout une arme pour arracher des avancées collectives !
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ET DANS LES TRAVAUX SUR CORDES ?

Nos IGD et nos économies faites grâce à des nuits en camion ou entassés à plusieurs en Formule 1, nous permettent souvent encore d’avoir des rémunérations correctes. Mais il faut se rappeler que tout ce « beurre dans les épinards » n’est pas du salaire ! Les indemnités, ne nous font pas cotiser pour le chômage, pour la retraite, pour la sécu (et donc le montant de nos indemnités journalières en cas d’accident!).
Depuis peu une équivalence existe entre les niveaux de CQP et les grilles de salaires issues des conventions collectives du BTP.
C’est équivalences sont ridicules !
Il faut exiger de les revaloriser.
Et pour celles et ceux qui débutent, pour les plus précaires d’entre nous, il faut déjà s’en servir et les faire appliquer, car combien encore d’offre d’emploi au SMIC ou à peine plus ?


ATTENTION
● Il faut négocier le principe : CQP TC = encadrement de CQP C = supervision = N3 minimum
Il faut aussi négocier au regard de toutes nos compétence métier : Un couvreur-zingueur qualifié et CQP1 ne doit pas se contenter de 10,91€ en Île-de-France !!
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VOIR le communiqué intersyndical d’appel à la grève pour aujourd’hui : https://www.cgt.fr/actualites/france/interprofessionnel/salaires/le-27-janvier-lheure-est-la-mobilisation-de-toutes-et-tous

LE DROIT DE GRÈVE C’EST QUOI ? : https://cordistesencolere.noblogs.org/coin-documentation/le-droit-de-greve-comment-ca-marche/

RADIO – En colère, les cordistes exigent un filet de sécurité – Penser Les Luttes

Radio Parleur, émission Penser Les Luttes
58min, le 20/01/2022

Travailler suspendu·e au bout d’une corde n’est pas anodin, et iels entendent le faire savoir. Jeudi 13 janvier, une dizaine de cordistes se réunissaient dans un bar du 20ème arrondissement parisien, à l’appel du collectif Cordistes en colère. Droit du travail, sous-traitance et accidents dramatiques : une profession à risque qui cherche à s’organiser pour défendre ses droits. Radio Parleur leur a tendu le micro 🎙

Nos invité‧e‧s :

> Charles Lanza est cordiste en activité depuis dix-sept ans. Il est également Opérateur et Formateur en travaux sur cordes, et instructeur professionnel certifié IRATA 3. Il est membre de l’association Cordistes en colère, cordistes solidaires

> Solène Jarnot est intermittente du spectacle et cordiste depuis deux ans.

> Grégory Molina est cordiste en activité à Paris depuis six ans, il est l’un des fondateurs de l’association Cordistes en colère, cordistes solidaires

Animation : Tristan Goldbronn. Co-animation : Elin Casse.
Production : Elin Casse. Réalisation : Tristan Goldbronn et Elin Casse.

PARIS – débats, rencontres et émission radio à Paris

Hier soir, nous étions une trentaine de cordistes au bar El Zókalo. Ce fut une soirée festive et conviviale qui nous a permis de nous rencontrer et d’échanger autour d’une petite mousse.

Dans la soirée, nous avons diffusé le documentaire sur l’accident de Régis à la CAN. On a ensuite enchaîné sur une discussion/débat avec les collègues présents sur nos conditions de travail, les problèmes rencontrés et avons développé des idées pour essayer de nous défendre. Les collègues vivant et/ou travaillant sur Paris ont échangé leurs contacts dans l’idée de se retrouver à nouveau et constituer un groupe local.

Encore merci à Radio Parleur qui nous ont donné la parole autour d’un plateau où nous avons eu des discussions sur le métier, sur l’association et sur les luttes qui ont été menées ces dernières années au sein de la profession. L’émission sortira sous forme de podcast le jeudi 20 janvier. Venez l’écouter

Nous prévoyons rapidement de refaire une rencontre de ce type sur Paris. On vous donne bientôt des nouvelles !

Paris – à la rencontre des autres collègues

𝗦𝗼𝗹𝗶𝗱𝗮𝗿𝗶𝘁𝗲́ 𝘀𝘂𝗿 𝘁𝗼𝘂𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗵𝗮𝗻𝘁𝗶𝗲𝗿𝘀
𝗦𝗼𝗹𝗶𝗱𝗮𝗿𝗶𝘁𝗲́ 𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲 𝘁𝗼𝘂𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝘁𝗿𝗮𝘃𝗮𝗶𝗹𝗹𝗲𝘂𝗿𝘀
𝗦𝗼𝗹𝗶𝗱𝗮𝗿𝗶𝘁𝗲́ 𝗾𝘂𝗲𝗹𝗾𝘂𝗲𝘀 𝘀𝗼𝗶𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗻𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́𝘀!

L’association Cordistes en colère, cordistes solidaires est à Paris.

Ce matin, plusieurs tractages pour aller à la rencontre de collègues, échanger sur les conditions de travail et les inviter à venir participer à la soirée débat à El Zókalo bar (19h, paris 20ème).

    • tractage à l’heure d’embauche devant les locaux de Jarnias
    • tractage hier soir et ce matin pour rencontrer les cordistes en poste sur le chantier de la Tour Eiffel
    • pour l’occasion un tract avait été rédigé en portugais pour aller à la rencontre d’une équipe de travailleurs portugais en poste sur la campagne de peinture de la Tour Eiffel (Lire le tract ci-dessous en français ou en portugais).
    • tractage devant le chantier du Grand Palais

 

𝗘𝘁 𝗻’𝗼𝘂𝗯𝗹𝗶𝗲𝘇 𝗽𝗮𝘀 𝗱𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗿𝗲𝘁𝗿𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿 𝗰𝗲 𝘀𝗼𝗶𝗿 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗹𝗮 𝘀𝗼𝗶𝗿𝗲́𝗲 𝗮𝘂 𝗘𝗹 𝗭𝗼𝗸𝗮𝗹𝗼 𝗯𝗮𝗿 : PARIS – CORDISTES, RENCONTRE ET DISCUSSIONS

  

 

TÉMOIGNAGE – L’entreprise CAMUSAT condamnée pour absence de fourniture d’EPI

La société Camusat a été condamnée en mars dernier par le tribunal de Pointe-à-Pitre, à rembourser le kit EPI d’un cordiste qui a dû utiliser son matériel.

Hélas, après avoir averti sa hiérarchie du manque de sécurité dans l’entreprise (non respect du plan de prévention, employés roumains non qualifiés, …), il a été viré.

Mais il a monté un dossier prud’hommes, rapide et gratuit, et la hiérarchie à été viré, l’agence fermée pour le département.

Ainsi, le conseil des prud’hommes a condamné l’entreprise CAMUSAT à lui verser la somme de 500€ au titre d’une « prime d’équipement EPI (harnais, casque, chaussures) » et pour une période de six mois d’activité.

En tout cas, c’est une première victoire… Le combat continue.

Fos. Kimbe red.
( Force. Restez debout)

TÉMOIGNAGE – Alex obtient l’indemnisation de ses EPI et le juste paiement des IGD

Les entreprises EXTREM Sarl et MORGAN Intérim
condamnées à payer 3600€ de dédommagement

Fourniture des EPI
Règles conventionnelles de grand déplacement
Égalité de traitement intérimaire/embauchés

En juin 2015, Alex* est tout juste sorti de sa formation CQP1 cordiste (qu’il a malheureusement raté) lors qu’il démarre à travailler pour la Sarl EXTREM via l’agence MORGAN Intérim. EXTREM est intéressée de l’embaucher, car Alex n’habite qu’à quelques kilomètres du dépôt, mais à une condition seulement : Alex doit s’équiper et se dégoter un kit EPI. En grand prince, EXTREM propose de lui faire bénéficier de ses prix fournisseurs. Alex n’a pas démarré a travailler qu’il investit plus de 700€ dans un kit complet, casque compris. Avec aux pieds, une vielle paire non-coquée de chaussures de montagne qu’il avait heureusement dans son placard. Lire la suite