FOURNITURE DES EPI – De l’inertie mais quelques avancées tout de même.

DES AVANCÉES :


Courant août, nous avons appris que la CAN venait de passer commande d’une soixantaine de kits EPI pour équiper ses cordistes intérimaires dès le mois de septembre.

 

Dans un même temps, des collègues en poste chez SAM-HYDRO (filiale de la société Hydrokarst) ont appris qu’une dizaine de kits seraient bientôt mis à leur dispositions.

La CAN et Hydrokarst (1), deux entreprises historiques. Deux des plus grosses entreprises de travaux sur cordes en France. Deux entreprises membres du SFETH et signataires de la convention des bonnes pratiques de 2018. Hydrokarst dont le PDG est aussi le président du SFETH…
Mais deux entreprises qui persistaient jusqu’alors à nier ouvertement leur obligation en terme de fourniture des EPI pour leur salariés intérimaires.

Même si plus tôt aurait été mieux, nous saluons l’avancée de ces deux entreprises qui font ainsi un pas de plus vers le respect des droits de leur salariés.
Les choses changent et les derniers récalcitrants vont devoir faire des choix…

DES RÉCALCITRANTS :

Ailleurs, nombre de cordistes intérimaires continuent encore aujourd’hui de travailler avec leur propres EPI et en supportent ainsi la charge financière.
Et pour cause, une large majorité d’EU continuent de s’asseoir sur leur obligations…

Cet été, certaines agences d’intérim sont allées jusqu’à conditionner ouvertement leurs offres d’emploi à la fourniture des EPI par les intérimaires !

6 août 2020, message d’Aptitude Intérim
sur le groupe Facebook Emploi cordiste

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Ou encore SolucesRH qui début août invente des recommandations sur la COVID-19 : « Suite COVID-19, il est obligatoire d’avoir ses EPI pour l’hygiène ! Les [clients] n’ont plus le [droit] d’en mettre à disposition. »

Nous nous permettons de rappeler à Mme Domique Pinon (responsable de l’agence SolucesRH), qu’aucune recommandation liée à la pandémie actuelle ne permet aux employeurs de se soustraire à leur obligation de fourniture des EPI.

Pour empêcher la transmission du virus via l’utilisation commune d’EPI, des recommandations de plusieurs fabricants existent (mise en quarantaine, désinfection, …). Pour de plus amples informations à ce sujet, nous invitons Mme Pinon à consulter le « GUIDE PRATIQUE – Désinfection des EPI – COVID19 » publié par le Syndicat Solidarité cordistes en avril 2020.

Dans tous les cas, en tant qu’intérimaires n’oublions pas qu’il n’existe aucune disposition réglementaire qui permette aux employeurs de nous obliger à travailler avec nos propres EPI !

Dénonçons ce genre de pratiques !
Refusons de travailler avec nos propres EPI.
Et à défaut, faisons signer une fiche de mise à disposition
et demandons le paiement d’une indemnité de fourniture d’EPI !

La bataille des EPI est sur le point d’être gagnée !
Tenons bon, soyons intransigeants !

Et faisons en sortes qu’en 2021 la fourniture de nos EPI ne soit plus un sujet de débat mais le simple souvenir d’une première victoire collective des travailleurs et travailleuses cordistes !



NOTE :

(1) Si nous saluons cette avancée de la société Sam-hydro, notons tout de même que NEXT Intérim (ETT du groupe Hydrokarst) ne fournit pas les chaussures de sécurité adaptées aux travaux publics. Elle se contente de donner un montant forfaitaire de 160€ alors qu’une telle paire coûte plus cher (180/195€ pour les premiers prix).

Si la part restant à charge de l’intérimaire peut paraître dérisoire à l’agence NEXT Intérim, nous ne pouvons que lui rappeler le principe réglementaire selon lequel « Les salariés temporaires ne doivent pas supporter la charge financière des EPI » (art. L1251-23 et L4122-2 du Code du travail). En espérant que le groupe Hydrokarst continuera à aller de l’avant et saura résoudre ce défaut de fonctionnement…

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