PRESSE – Crolles : un ouvrier se tue lors de travaux d’entretien de la via ferrata

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Articles paru dans le Dauphiné Libéré


Un ouvrier, qui procédait hier à des travaux d’entretien de la via ferrata de Crolles – laquelle était donc fermée au public – a été victime d’un tragique accident ce jeudi vers 14 heures. Alors qu’il nettoyait la partie appelée « vire des Lavandiers », il a été emporté par un rocher qui venait de se détacher de la paroi au-dessus de lui. L’homme, âgé d’une cinquantaine d’années, a fait une chute d’environ 80 mètres à laquelle il n’a pas survécu.

Source :Dauphiné Libéré du 21/08/2014


Drame de la via ferrata : l’enquête se poursuit

L’enquête menée par les gendarmes du Peloton de haute montagne de l’Isère, sur les circonstances dans lesquelles s’est produit le drame survenu jeudi dans la via ferrata de Crolles, se poursuit.

Un employé très expérimenté

Comme nous l’indiquions hier, la via ferrata de la cascade de l’Oule était fermée depuis le 17 août sur arrêté municipal, en raison d’un fort risque d’éboulement.

Une entreprise privée, spécialisée dans les travaux acrobatiques, avait donc été sollicitée pour sécuriser le site avant sa réouverture au public.

C’est l’un de ses employés les plus expérimentés, par ailleurs réputé pour être un montagnard d’excellent niveau, qui a trouvé la mort tragiquement alors qu’il était en train de purger la roche, dans la vire des Lavandières, jeudi après-midi.

Bruno Martel, âgé de 50 ans et domicilié à Allevard, a été emporté par un gros rocher qui venait de se détacher de la paroi, au-dessus de lui, et qui l’a précipité dans une chute fatale d’environ 80 mètres.

Source : Dauphiné Libéré du 23/08/2014


Articles paru sur France 3 Auvergne-Rhône-Alpes le 21/08/2014

Chartreuse: un ouvrier se tue lors de l’entretien de la Via Ferrata de Crolles, en Isère

Un ouvrier est décédé dans un accident du travail à la via ferrata de Crolles, en Isère, jeudi 21 août.

Le bilan de ce 21 août sera lourd dans les Alpes. Après le décès d’une randonneuse aux Ecrins, voilà qu’un homme a également trouvé la mort, dans le massif de la Chartreuse cette fois, toujours en Isère.

Un ouvrier d’une cinquantaine d’années était en train de sécuriser la via ferrata de Crolles, fermée au public, lorsqu’il a été emporté par un bloc rocheux. Le malheureux a fait une chute de 80 mètres, selon le PGHM de l’Isère, qui n’a pas pu sauver la victime.

Source : France 3 Auvergne-Rhône-Alpes


Hommage de la communauté de grimpeurs

Bruno Martel
samedi 17 novembre 2012 par Dominique Duhaut


Pendant plusieurs années, le nom de Bruno Martel a été associé à celui d’un autre Bruno, Bruno Béatrix (alias BBX). Ces deux voironnais ont commencé ensemble l’escalade en 1981 au sein du club « Amitié Nature » de Voiron, encadré par Paulo Grobel.

Comme beaucoup à cette époque, c’est par la randonnée qu’il fait ses premiers pas en montagne. Accompagné par ses parents, il arpente le Vercors et la Chartreuse.

Avec Bruno Béatrix, Franck Baffert et Claude Barnier, il découvre les sites à proximité de Voiron. On retrouve cette bande de jeunes dans les gorges du Crossey et du Bret (site d’escalade aujourd’hui interdit). A cette époque, aucun d’entre eux n’a le permis. Mais Bruno dispose d’une mobylette avec laquelle il tracte ses copains sur leurs vélos.

Ils font leurs premières armes d’équipeurs en 1983 quand Paulo Grobel initie le rééquipement du site des gorges du Crossey. Bruno en profite pour ouvrir sa première voie.

Par la suite, tout naturellement, c’est la reprise d’itinéraires majeurs en Vercors et Chartreuse. Il se teste, toujours dans les gorges du Crossey, en équipant une voie de quatre longueurs au secteur « Trial », avant d’aller répéter la voie « Seigneur » au Granier.

Mais pour être à la hauteur, Bruno, accompagné de BBX et de Marc Bellet, va tout simplement se lancer dans la « Centrale » au Grand Manti à la Toussaint 85. Après en avoir équipé une partie en cordes fixes un premier week-end, ils reviennent le week-end suivant et sortent la voie en trois jours, c’est la première répétition !

Pendant l’hiver 85/86, c’est le Granier. Eric Revolle et Jean-Pierre Béatrix en avaient fait la 1ère répétition. Bruno Martel annonce « Tant qu’à aller répéter la voie, autant y aller en hivernale, ça sera une première ». Ils atteignent le sommet le 1er janvier 1986.

Le virus de l’équipement est bien ancré en lui. 1987 est le début de l’épisode « Gillardes » avec l’ouverture de « Sous la griffe de Lucifer ». A cette époque les équipeurs payent leur matériel. La voie est ouverte principalement sur pitons ( 10 spits plantés). Ils reviennent l’équiper en spits de 8.

Bruno se lance dans une nouvelle aventure avec François Savigny et Bruno Lambert. C’est le début de sa vie professionnelle chez « Entreprises », créateur de murs d’escalade en France.

Les déplacements dans le cadre de son travail lui donne envie de bouger ? Il grimpe au Groenland, au Brésil, en Jordanie.

La rencontre avec Catherine va orienter sa vie. Capable, dit-elle, de « Rester pendue dans son baudrier pendant trois heures pendant qui lui équipe », elle est la compagne idéale pour Bruno.

Tous les deux ouvrent de nombreuses voies entre 1997 et 2000, ce qui n’est pas sans rappeler la cordé mythique Sonia et Georges Livanos.

2001 verra leur odyssée s’enrichir avec la naissance de leur première fille.

Quand on leur demande quelles sont leurs ouvertures les plus marquantes, Catherine et Bruno s’accordent pour citer « Les Premiers pas d’Elsa » aux Gillardes. Bruno ajoute également « Cosa Nostra » au Glandasse, et les « Secrets du Djado » au Niger dans le style « terrain d’aventure ».

Bruno reste un personnage discret, mais terriblement efficace quand il opère dans son univers vertical, comme j’ai pu le constater.

Tailler ne fait pas partie de son éthique. Il essaye de donner du caractère à ses réalisations : ainsi, il est vigilant quant à la position des points et au contexte dans lequel se réalisent ses ouvertures. Ses voies sont exigeantes.

Aujourd’hui à 48 ans, sa vie de famille ne lui laisse pas la même disponibilité. Bruno ouvre un peu moins, mais ne désespère pas de terminer ses « chantiers » prochainement ! Tandis que Catherine, à ses rares moments de liberté, préfère grimper.

Et comme le dit Bruno, « La plus belle aventure, ce sont leurs filles et la plus belle ouverture, c’est celle qu’il reste à faire ».

Source : promo-grimpe.com

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