À nous la parole!

À nous la parole!

Parce que notre parole n’est jamais mieux retranscrite que par nous même. Parce raconter notre quotidien, raconter nos galères de boulot, c’est déjà rompre l’isolement et le silence dans lequel on nous enferme.
Mais c’est aussi s’informer les un(e)s les autres, faire en sorte qu’une somme d’expériences devienne une expérience collective.

Alors, à vos stylos, vos claviers, vos enregistreurs!


.

01/04/19 – POISSON D’AVRIL? :
Du nouveau chez les Cordistes : des évolutions sociales inespérées !

Dans le contexte social actuel, et afin d’éviter une escalade de la violence, le gouvernement (bien conscient des compétences des cordistes en matière d’escalade) a acté une série d’évolutions sociales inattendues, qui devraient bouleverser les conditions de travail des Cordistes !
Conditions de revenu : les revenus minimums ont été réévalués : fini le CQP1 à 10,42€/h minimum et le CQP2 à 11,44€/h minimum.
A présent, les CQP1 et 2 pourront respectivement exiger 15€ et 20€ de l’heure. […]

 

20/03/19 – Vincent ne courbe pas l’échine

Trouver du taff pour la semaine suivante. Ou la loi du marché à sens unique. Combien de fois on s’entend dire le vendredi aprem : « Bon je suis désolé mais on a rien pour toi la semaine prochaine » ? Parfois, c’est nous qui trouvons mieux ailleurs. Et alors ça, ça plaît pas trop …

 

11/01/19 – Interview d’un cordiste
réalisée lors du rassemblement devant le TGI de Reims

01/10/18 – GARELLI Nice
Béton projeté, encore un accident de travail !

«Alors voilà,ce que vous voyez sur les photos, c’est ce à quoi je ressemblais juste après l’accident de travail qu’on a eu avec mon collègue lundi matin (24/09/18). On faisait du béton projeté sur un chantier de TP et on s’est fait asperger par le jet de béton en forte pression. […] »

 


Chroniques  d’Éric Louis

Pendant un peu plus de deux ans, Éric a travaillé comme cordiste. Au fil des chantiers où il est envoyé, il raconte. Pole emploi, les galères de boulot, le quotidien de travailleur itinérant, la mort d’un collègue : Quentin… Un à un, ces récits ont été publiés dans le journal lillois La Brique. Nous les rassemblons ici.

Moment de grâce à Pôle Emploi

J’ai fait de l’art

Paupiette d’ouvrier à la vapeur

Les matins qui piquent

Des petits bourgeois en action: délation et mesquinerie

Casser du sucre à la pioche

Quand le travail tue

Un samedi à Bazancourt

 

 


À lire aussi: On a perdu Quentin
Éric Louis, éditions du Commun, 2018, 62 p.

Mercredi 21 juin 2017. Il est 12h30. Éric Louis est d’après-midi sur le site industriel de Cristanol à Bazancourt.
Avec les autres cordistes, ils attendent pour relever l’équipe du matin dont fait partie Quentin.
La chaleur, les silos métalliques, la fatigue… et cette phrase, simple et définitive, comme une sentence brute, qui vient nous claquer à la face : «On a perdu Quentin».

 Télécharger le livre en PDF en cliquant sur l’image
 Commander le livre ici