Fourniture des EPI CORDISTES : Les agences d’intérim signent une convention pour faire front commun

Bientôt un an que l’association Cordistes en colère, cordistes solidaires propose aux ETT (Entreprises de Travail Temporaire) spécialisées dans les travaux sur cordes de se mettre d’accord autour de pratiques communes qui viseraient à enrayer la non-fourniture des EPI pour les cordistes intérimaires.

Pour aller dans ce sens, la réunion du 27 avril avait regroupé une dizaine d’entre elles pour définir le contenu d’une convention inter-ETT.

Au total, une trentaine d’ETT ont été contacté pour les inviter à se joindre à cette convention.
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CONVENTION SIGNÉE PAR 15 AGENCES D’INTÉRIM.
Mardi 29 juin, s’est tenu à Lyon une dernière réunion qui a permis de formaliser la signature de cette Convention inter-ETT.
15 ETT ont signé cette convention.

Au travers de celle-ci, et à compté du 1er janvier 2022, elles s’engagent à :

ne plus déléguer aucun intérimaire dans une EU (Entreprise Utilisatrice) qui ne fournirait pas tous les EPI adaptés et nécessaires aux tâches à réaliser.

● ne plus proposer aucune mission où les intérimaires se verraient contraints de travailler avec des EPI perso.
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RÉSULTATS – sondage fourniture EPI (2020-2021)

Le mois dernier, un nouveau sondage a été lancé pour connaître l’évolution de la (non) fourniture des EPI pour les cordistes intérimaires.
Le sondage concerne la période de mai 2020 à 2021.
156 cordistes y ont répondu.

En comparaison du sondage de mai 2019, ces résultats montrent une évolution lente mais positive. De plus en plus d’entreprises se conforment à la réglementation et se mettent à fournir les EPI. Mais dans une large majorité des missions d’intérim, ce sont encore malheureusement les travailleurs qui continuent d’assumer le coût de ces EPI ! LIRE ICI LES RÉSULTATS

7 & 8 août 2021 – FESTI’CORDES Light

Comme vous avez pu le constater, cette année le Festicorde n’a pas eu lieu.
Les contraintes sanitaires et les incertitudes qui les entourent ne nous ont pas permis d’envisager son organisation de manière sereine et pleinement satisfaisante.
Toutefois, nous ne renonçons pas à un moment de rencontre.
Le samedi 7 août à 21h, aux Ateliers & Co à Cliousclat (Drôme) aura lieu un concert d’Afrobeat de Segun Ola. Une soirée à consonances africaines avec repas africain,…
Et puisque vous serez là, nous vous invitons à des temps d’échanges autour du métier et de ses problématiques.
Ce sera aussi le moment d’envisager collectivement des perspectives de lutte..

    • SAMEDI 7 AOÛT 2021 (dès 14h)
      dans le cadre de l’association Cordistes en colère, cordistes solidaires
    • DIMANCHE 8 AOÛT 2021 (dès 10h)
      dans le cadre du Syndicat Solidarité Cordistes (SYSOCO).

Rendez-vous le samedi dès midi, aux ateliers & co, quartier les Plantas 26270 Cliousclat. (Infos sur les Ateliers & Co : https://www.facebook.com/lesateliersandco/)

Possibilité de poser des camions, des tentes.


Événement non ouvert au Public.
Strictement réservé aux membres de l’Association Ateliers & Co.
Carte de membre temporaire (1€) délivrée à l’entrée.
PAF Concert : 8€


FRANÇOIS – Déroulé du procès (15 juin 2021)

Mardi 15 juin 2021 à Valence, était jugée la faute inexcusable des entreprises Garelli et Manpower dans l’accident qui a coûté la vie à François Chirat en juillet 2018.  Le 9 juillet, François chutait d’une dizaine de mètre sur un chantier à la Roquette-sur-Var. Le 20 août 2018, 43 jours après, il perdait la vie des suites de ses blessures. L’avocat de la famille de François a fait valoir plusieurs défaillances sur ce chantier le jour de l’accident : trois intérimaires sans chef d’équipe, pas de Plan particulier de sécurité et de protection de la santé, pas de formation renforcée à la sécurité,…
De leur côté, les entreprises Garelli et Manpower nient toute responsabilité.

Le délibéré sera rendu le 2 septembre 2021.


REVUE DE PRESSE

La mort mystérieuse d’un cordiste devant la justice
Nice-Matin
, 14/06/2021

La famille d’un cordiste drômois
demande justice après sa mort sur un chantier

France Bleu Drôme-Ardèche, 16/06/2021

Après le décès d’un cordiste drômois :
« Il y a une faute inexcusable de la part de son employeur »

Dauphiné Libéré, 16/06/2021

PUBLICATION du SYSOCO – Politique de Santé et de Sécurité des Travaux sur Cordes

Le SYSOCO publie sa politique de santé et sécurité concernant la réalisation des travaux sur cordes en France. Les exigences spécifiées sont issues de références légales et règlementaires, ou normatives en vigueur.

Le premier objectif de cette Politique est de définir des exigences simples et claires, que les cordistes puissent revendiquer dans leurs entreprises puisqu’il s’agit de références légales ou règlementaires concernant la prévention des risques professionnels, ou normatives concernant les éléments plus techniques et pratiques. Lire la suite ici

DÉLIBÉRÉ – Décès de Mickaël : Sud Acrobatic et Eiffage condamnés

Le 7 mai 2021, se tenait au tribunal de Nîmes le procès de l’accident mortel de Mickaël Beccavin.
Ce matin (vendredi 4 juin), le délibéré a été rendu.

Sud Acrobatic est relaxée du chef d’homicide involontaire.
Sud Acrobatic est en revanche condamnée à 4000 € d’amende pour « réalisation de travaux sans remise d’un Plan particulier de sécurité et de protection de la santé ».
Sud Acrobatic n’est condamnée à verser aucune indemnité aux proches de Mickaël.

Eiffage construction Languedoc-Roussillon est reconnue coupable « d’ homicide involontaire par personne morale dans le cadre du travail ».
Eiffage est également reconnue coupable « d’avoir eu recours à de la sous-traitance sans faire accepter le sous-traitant par le maître d’ouvrage ».
Enfin, concernant le recours non justifié à des travaux sur cordes plutôt qu’à toute autre solution de protection collective, Eiffage est reconnue coupable de « mise à disposition pour des travaux en hauteur temporaires de plan de travail non conforme ». Pour ces trois chefs d’inculpation, Eiffage est condamné à une amende 100 000€ et à verser des dommages et intérêts aux proches de Mickaël.

L’entreprise Ciciarelli n’existant plus suite à sa fusion-absorption par l’entreprise SIM Fermetures, cette dernière est « relaxée des fins et poursuites ».

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LIRE ICI tous les articles parus à propos de cet accident

FRANÇOIS – Procès de l’accident le 15 juin à VALENCE (Rassemblement dès 8h30)

FRANÇOIS – UN CORDISTE MORT AU TRAVAIL
La faute inexcusable des employeurs en question

Le 20 août 2018, François Chirat perdait la vie des suites de ses blessures après un accident de travail survenu le 9 juillet.
Resté entre la vie et la mort pendant de longues semaines au CHU de Nice et en dépit de lourdes interventions chirurgicales, il n’a pas pu être ranimé.
Le jour de l’accident, il découvrait un chantier entamé la semaine précédente par d’autres employés : Travaux de sécurisation d’une route dans l’arrière-pays niçois connu pour des éboulements récurrents sur ses voies de circulation.

À 54 ans, diplômé de son certificat d’aptitude obtenu en 2004, François pratiquait les travaux sur cordes depuis 14 années, jusqu’à cet accident. C’était un cordiste expérimenté et mature.
Malgré son ancienneté, le jour du drame il travaillait en intérim, missionné par Manpower pour le compte de l’entreprise de travaux publics Garelli.

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PARUTION : Mes trente (peu) glorieuses, un nouveau livre d’Éric LOUIS

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MES TRENTE
(PEU) GLORIEUSES

Éric Louis,
éditions Les Imposteurs, 2021, 192 p.,
Prix : 10€ (hors frais de port)

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Notre ancien collègue de cordes, Eric Louis, sort un nouveau bouquin.
Après « Casser du sucre à la pioche », « On a perdu Quentin » et « Chroniques sur cordes », tous consacrés au monde de la corde, voilà « Mes trente (peu) glorieuses », aux éditions Les imposteurs.

Une plongée critique et détachée dans ses trente ans passés au travail. De la découverte de l’usine, dès 16 ans, jusqu’à ses dernières missions d’intérim.
En passant par son expérience dans les travaux sur cordes. Un vaste chapitre y est consacré.

C’est un CV d’un genre nouveau.
Une autoprolographie en somme.

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